banniereCommenditaire-BigTimePRLA-Slasher-posterEst-ce que vous trouvez qu’il y a trop de vedettes de télé-réalité? Qu’il y a trop de gens qui veulent la gloire instantanée? Est-ce que vous ça vous énerve de voir des gens célèbres juste parce qu’ils sont célèbres? Est-ce que vous rêvez d’avoir 15 minutes de gloire?

Eh bien, L.A. Slasher vous propose un film où un tueur en série s’en prend à ces vedettes instantanées. Ce film critique la culture du divertissement où il est acceptable de ne pas avoir de mérite ou de talent pour passer à la télévision et pour être une vedette.

Le «L.A. Slasher» s’attaque à plusieurs célébrités, il les enlèvera, les tortura, jouera avec eux (jeu du chat et de la souris) et leur fera regretter d’être sans talent et sans mérite. Tout ce mal qu’il fait à ces vedettes, il le diffusera sur internet pour que les gens «normaux» et les médias se questionnent sur la pertinence d’avoir ce genre de célébrité dans notre société. Sommes-nous mieux sans eux?

Quand le film a débuté, je ne m’attendais pas grand-chose sauf de voir de la violence et du sang. C’est un peu ça, mais c’est beaucoup moins intense à ce que je m’attendais. Le film débute avec le générique d’ouverture en animation. J’ai été un peu étonné de le voir, par contre j’ai trouvé que ça a créé un conflit visuel. À mon avis, cette animation donne une impression de gaité et glamour au film, bien qu’il soit assez sombre. La présentation des acteurs est intéressante, mais si on ne les connaît pas, ils peuvent être durs à reconnaître et il n’y a pas beaucoup d’indices sur leur rôle dans le générique.

Comme je le mentionnais en introduction, L.A. Slasher fait une critique de notre société et des célébrités instantanées. Ce qui est drôle et paradoxal, c’est que le film utilise justement ce genre de célébrité comme acteurs et actrices, n’est-ce pas un peu contradictoire? On peut y voir Brooke Hogan qui est connu parce que c’est la fille du lutteur Hulk Hogan et de la télé-réalité «Hogan Knows Best» ou encore, Tori Black, une ex-actrice porno. Il n’y a pas que ce genre de vedettes dans le film. Il y a Mischa Barton (The O.C.), Drake Bell (Drake & Josh), Dave Bautista (Guardians of the Galaxy), Abigail Wright (Anger Management), Frank Collison (Dr. Quinn, Medicine Woman), Marisa Lauren (Superhero Movie), Danny Trejo (Machete) et Andy Dick (The Andy Dick Show). La distribution est quand même très variée et elle a plusieurs acteurs et actrices «professionnels». Cependant, leurs rôles ne sont pas vraiment à la hauteur de leurs talents, ils sont assez stéréotypés.

LASlasher_titreLes rôles sont tellement stéréotypés que les personnages n’ont pas de nom (ou ils sont presque peu mentionnés). Ils sont étiquetés par des titres comme The Reality Star, The Reporter, The Actress, The Stripper, The Reality Show Director, The Heiress, The Socialite, The Popstar, The Producer, The Teen Mom, CBuzz Host et The Mayor (sans surprise, il est corrompu). Pour pousser encore plus l’étiquetage des personnages, quand on nous les présente, pour être sûr de comprendre qui ils sont, un gros titre avec une police de caractère en néon rose apparaît et prend tout l’écran ou presque. Soit le réalisateur prend le spectateur pour des niaiseux ou bien il veut tellement mettre de l’emphase sur les rôles que ça enlève le plaisir de découvrir le film. Et, je pense que j’avais déjà compris quel genre de personnage s’était. Donc, c’est un peu inutile à mon avis.

Il y a beaucoup de personnages dans le film, et ils nous sont envoyés rapidement à l’écran. On n’a pas le temps de s’y attacher parce qu’on sait très bien qu’ils seront la prochaine cible du «L.A. Slasher». L’habillement du tueur en série fait référence aux films de slashers à la Friday the 13th.

LASlasher_TweetJ’ai trouvé que le film propose deux ambiances contradictoires. Premièrement, on voit apparaître des messages ressemblants à Twitter, ce qui donne un aspect contemporain au film. C’est justement à notre époque que l’histoire se déroule. Ces messages sont très pertinents à la critique que le film fait, parce que ces tweets relatent ce que les célébrités font, pensent ou s’apprêtent à faire. Je trouve ça intéressant d’avoir apporté cet élément au film. Deuxièmement, la musique utilisée dans le film est assez funk et elle donne une impression d’être dans les années 70-80. En plus, il y a la typographie néon (comme mentionné plus haut) qui accentue cette ambiance 70-80. Donc, je trouve qu’il y a un «clash» entre ce qui est vu et entendu.

Sur une note plus positive, j’ai trouvé la réalisation de Martin Owen assez intéressante. Il y a un côté un peu rafraichissant avec la façon dont il présente l’histoire et sa critique sociale. À noter que c’est le premier long métrage qu’il réalise. Avec un titre avec le nom «slasher», je m’attendais à avoir beaucoup de sang et de gore, mais c’est très raisonnable, et c’est presque grand public (même si le film n’a pas encore eu de classification d’âge). Il n’y a pas de suspense et on ne reste pas collé devant l’écran. C’est comme si les enlèvements et les meurtres sont pris à la légère. Je n’y ai pas accordé beaucoup d’importance: «Ah bon, il va mourir, passons au suivant…». L’histoire et les personnages sont un peu minces par rapport aux propos et à la critique du film.

 

Est-ce que je recommande ce film? Je ne sais pas… D’un côté, j’ai trouvé que le film est un peu long et un peu «garroché». Mais, de l’autre côté, je trouve intéressant la critique que le réalisateur fait sur notre société. À vous de voir. Le film sera au cinéma à partir du vendredi 12 juin.

LA-SLASHER-bL.A. Slasher

  • Réalisateur : Martin Owen
  • Producteurs : Martin Owen, Jeffrey Wright, Daniel Sollinger, Sean Decker
  • Scénario : Martin Owen
  • Distributeur : JW Productions
  • Comédiens : Mischa Barton, Drake Bell, Dave Bautista, Brooke Hogan, Abigail Wright, Frank Collison, Tori Black, Marisa Lauren, Danny Trejo, Andy Dick
  • Date de sortie : 26 juin 2015, dans quelques salles de cinéma AMC (au Canada, aucune idée s’il va être diffusé ici)
  • Durée : 86 minutes
  • Âge : Non-classé

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