Affiche Pawn SacrificePawn Sacrifice sera à l’affiche à partir du 25 septembre 2015.

Le film Pawn Sacrifice est basé sur l’histoire réelle du prodigieux joueur d’échecs Bobby Fischer (incarné par Tobey Maguire). De l’enfance jusqu’au match du siècle en 1972, on découvre comment Fischer est devenu le champion des échecs et comment il est devenu paranoïaque. Pawn Sacrifice relate les événements majeurs de la vie de Fischer jusqu’au jour où il affronte et défait le russe Boris Spassky. C’est dans une atmosphère du conflit de la Guerre froide que ce fameux match d’échecs de 1972 sera très médiatisé et très important dans le conflit qui oppose les États-Unis et la Russie.

Le film Pawn Sacrifice commence avec une scène de 1972, on découvre un Bobby Fischer en pleine crise de paranoïa. Par la suite, le film retourne dans les années 50 où Fischer n’est encore qu’un gamin. Déjà à cette époque, on constate comment la folie de Fischer s’installe en lui. Sa famille se fait surveiller. Pourquoi? Ce ne sont pas des gens ordinaires (origine juive). Au fil des années, Fischer devient le meilleur joueur d’échecs, mais en même temps, il voit plusieurs complots de la part des Russes quand il participe aux compétitions. C’est pourquoi il va arrêter les échecs pendant quelque temps. Tout au long du film, on voit à quel point Bobby Fischer est rongé par cette paranoïa. Cependant, le film explique difficilement les raisons de la folie de Fischer. Alors, on voit un Bobby Fischer s’enfoncer sans trop savoir les raisons (surtout quand on ne connaît pas la personne, ce qui est le cas pour moi).

Le film Pawn Sacrifice présente un portrait dramatique et à la fois glorieux du célèbre joueur d’échecs. L’histoire se déroule assez tranquillement. Il n’y a pas vraiment de revirement ni de suspense. Le jeu des acteurs se situe principalement dans des regards intenses de réflexion, des prises de tête (réflexion sur les prochains tours) et des parties d’échecs. Tobey Maguire (Spider-Man) fait du bon travail pour jouer le paranoïaque. Des fois, je me questionne si ce n’est pas trop intense comme jeu d’acteur, mais en même temps, je ne connais pas assez la vie de Bobby Fischer pour la comparer avec l’interprétation de Tobey Maguire. Sinon, j’aime bien l’interprétation de Boris Spassky joué par Liev Schreiber (Victor Creed/Sabertooth dans X-Men : Wolverine). Il n’est pas si présent dans le film, mais sa présence se fait bien sentir dans les affrontements (aux échecs) contre Bobby Fischer. Il y a aussi Peter Sarsgaard qui joue le rôle du Père Bill Lombardy. C’est lui qui accompagne et qui aide Fischer dans les compétitions. À noter, qu’il y a la Québécoise Evelyne Brochu (Inch’Allah, Café de Flore), mais son personnage n’est pas très présent. À part ça, les autres auteurs sont bien, ce n’est rien d’exceptionnel, mais ils font tous un bon travail.

Il y a une chose qui m’a agacé durant le film, c’est les lieux qui sont facilement reconnaissables. Puisqu’une partie du financement provient de la SODEC, il y a plusieurs scènes qui ont été tournées à Montréal. C’est un peu dommage de reconnaître les lieux quand l’histoire doit se dérouler à Brooklyn (ou autres villes semblables aux États-Unis). On peut aisément identifier le Carré Saint-Louis (près du Métro Sherbrooke, il me semble que c’est celui-ci), l’aéroport Mirabel ou encore l’Université de Montréal. Ça m’a sortie de l’immersion du film étant donné que j’avais un doute sur l’exactitude des lieux. Le tournage a aussi eu lieu à Los Angeles et en Islande. Par contre, ces scènes ne m’ont pas dérangé.

Comme je le mentionnais, les parties d’échecs ne sont pas si enlevantes (pour ma part). Évidemment, ce ne sont pas les parties complètes qui sont jouées durant le film. C’est plutôt les coups-clés des vraies parties qui sont jouées. En parlant des parties d’échecs réinterprétées, il y a aussi une autre chose que j’ai trouvée décevante, c’est la fin du film. Sans trop gâcher la fin (même si c’est biographique, alors la surprise n’est pas là), le match du siècle entre Fischer et Spassky est joué à moitié. Je m’explique : la partie d’échecs débute avec le pointage de 0 à 0 et on se rend à 6.5 à 5.5 (quelque chose du genre, mais, ce n’est pas ça qui est important). Par la suite, le film s’arrête pour nous raconter en texte comme le match s’est terminé. Par la suite, le texte défile pour expliquer comment la vie de Bobby s’est déroulée (sa folie, sa prison, sa libération et sa mort). Et, c’est là qu’embarquent des extraits d’archive du vrai Bobby Fischer. J’ai trouvé la fin un peu brute et un peu ennuyante. Je n’aime pas quand un film se conclut avec du texte pour dire « bien voilà ce qui s’est passé après ».

Finalement, Pawn Sacrifice est quand même un film intéressant, mais ce n’est pas tant un film qui m’a énormément intéressé. J’ai bien aimé la réalisation et le montage avec des scènes d’archive qui ont pour but de faire des transitions entre les scènes ou pour montrer que c’est les médias qui captent les événements en cours. J’aime le traitement de l’image que ces scènes apportent. À noter que le film est en anglais et en russe (avec sous-titre). Je ne sais pas si le film sera en français. Ce que je sais, c’est que le film Pawn Sacrifice aura une sortie limitée en salle.

 

Pawn Sacrifice

  • Réalisation : Edward Zwick
  • Scénario : Steven Knight (scénario) Stephen J. Rivele et Christopher Wilkinson (histoire)
  • Interprètes : Tobey Maguire, Liev Schrieber
  • Compagnie : Mica Entertainment, Material Pictures
  • Biographie dramatique
  • États-Unis
  • 2014
  • 116 min
  • Anglais et russe (avec des sous-titres anglais)
    • 25 septembre 2015
  • Site web

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