Dans ce troisième texte sur Rogue One : A Star Wars Story, je vais m’attarder à l’expérience en D-Box. Pour ma critique complète du film, aller lire mon article [sans spoiler] ou [avec spoilers].

Comme l’an passé avec The Force Awakens, j’ai voulu voir comment était l’expérience de Rogue One : A Star Wars Story en D-Box. Je dois dire que c’était seulement ma deuxième fois que j’essayais les chaises D-Box.

Encore une fois, je suis ressorti déçu par l’expérience D-Box. Cependant, ce n’est pas du tout pour les mêmes raisons que The Force Awakens. Ce dernier était vraiment intense dans les vibrations et les mouvements de la chaise. Mais Rogue One est tout l’inverse. C’était beaucoup moins immersif et à la limite, c’était inutile comme expérience. À noter que les paramètres de la chaise étaient au maximum. Il faudrait un juste milieu entre les deux séances que j’ai eu en D-Box. Je m’explique :

L’immersion est un peu étrange. Oui, certaines scènes m’ont fait expérimenter l’action du film. Néanmoins, j’ai trouvé qu’il y a beaucoup de scènes qui ont raté leur chance de nous plonger dans le film. C’est sans compter les moments où je ne voyais pas l’utilité du D-Box. Par exemple : au début quand Jyn est une fillette et qu’elle s’enfuit, la chaise nous donne l’impression de mouvement pour chacun des pas qu’elle fait. En même temps, ce mouvement était trop intense pour ce que nous voyons à l’écran. De l’autre côté, le combat final dans l’espace manque cruellement d’immersion. À quelques moments, le D-Box rate l’occasion de nous mettre dans la peau des pilots de X-Wing ou de TIE Fighter. En plus, il y a des explosions que la chaise aurait dû nous faire ressentir. Ça aurait été bien que l’on ressente l’apesanteur et la gravité de l’espace. Je sais bien qu’il y a beaucoup de courts plans et que ça aurait été un peu trop. Malgré ça, ça aurait pu nous immerger plus dans le film. Il y a d’autres scènes comme celle dans l’hyperespace où je crois que l’on devrait au moins ressentir un tantinet de vibrations, mais ce n’est pas le cas. Dommage !

Aussi, ce qui est bizarre dans l’expérience D-Box, c’est qu’il y a deux ou trois moments où la chaise fait un gros « bang » sur le sol. Comme si le système hydraulique lâchait et se remettait à zéro pour la prochaine scène. C’est assez surprenant le premier coup ! En plus, ça n’a aucun lien avec ce qui se passe à l’écran et ça nous sort de l’immersion.

Bref, l’expérience D-Box est plutôt décevante et inégale. Au début du film, la chaise fait des va-et-vient, mais par la suite, c’est plus des vibrations sur la chaise que des mouvements. C’est vraiment dommage puisqu’un billet coûte énormément cher pour la qualité d’expérience offerte. À 24,50 $ (l’an passé, c’était 23$), j’aurais préféré aller voir le film deux autres fois que payer ce prix. C’est triste puisque ça pourrait être totalement génial comme expérience. Il faut dire que j’ai plus apprécié la bande-annonce de Pirate of the Caribbean : Dead Men Tell No Tales en D-Box. C’est sûrement dû au fait que c’est une courte vidéo avec un point de vue (celui du méchant capitaine). C’est beaucoup plus immersif comme cela ! J’aurais bien aimé voir un film comme Hardcore Henry en D-Box, ça doit être fou !

Je crois que le problème de la technologie D-Box vient du fait que les films ne sont pas pensés pour ce type d’expérience. En plus, le coût des billets n’aide pas à démocratiser la technologie. Ce qui fait que les cinémas n’ont pas beaucoup de sièges et qu’ils doivent charger plus cher parce que le coût de postproduction du D-Box doit valoir assez cher. Bref, c’est une boucle sans fin (pas assez rentable).

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