Saban’s Power Rangers est à l’affiche depuis le 24 mars 2017.

La destinée de cinq adolescents ordinaires les réunira afin de former la nouvelle génération de Power Rangers. La terrifiante Rita Repulsa revient à Angel Grove afin de retrouver les Power Coins que Zordon a cachés il y a 65 millions d’années. Les cinq nouveaux Rangers devront unir leurs forces afin de vaincre Rita Repulsa & Goldar et de sauver la planète Terre.

Saban’s Power Rangers

Depuis que j’ai vu les différentes bandes-annonces du film Saban’s Power Rangers, je ne peux pas dire que j’avais tellement hâte de voir le film. Pourquoi? La raison est bien simple: j’ai grandi en écoutant les Mighty Morpin Power Rangers et j’avais un peu peur que ce reboot vienne briser mes souvenirs d’enfance. Est-ce que c’est réellement le cas? Pas vraiment! Le film n’a pas vraiment de lien avec la télésérie originale de 1993 (US). Le film reprend les grandes lignes et les principaux aspects qui ont fait le succès de Mighty Morphin Power Rangers. Mais les ressemblances ne sont pas tellement là.

 

Cinq héros comme dans le temps?

Oui et non! Bien sûr, on retrouve Jason (Red), Kimberly (Pink), Billy (Blue), Trini (Yellow), Zack (Black), Zordon et Alpha5. Cependant, le contexte des personnages est assez altéré pour le rendre plus « moderne ». Ce qui frappe dès le début, c’est que nos héros ne sont pas les Teenage with attitude. Ce sont des délinquants, les freaks, les marginaux. Rien à voir avoir les modèles où ils sont de bons adolescents et de bons combattants d’arts martiaux.

Évidemment, certains traits de caractère reviennent. Comme Billy est encore le nerd de service, mais il est autiste (ce qui n’est pas le cas du personnage de 1993). Jason reste le leader (d’oh c’est le Red Ranger), mais il a un intérêt particulier pour Kimberly (ce qui semble réciproque pour elle). L’actrice qui incarne Kimberly me fait penser à Amy Jo Johnson qui joue le personnage original. Le personnage de Trini diffère puisque la version 2017, elle se qualifie de queer. Et finalement, Zack de 2017 m’a fait plus penser au deuxième Black Ranger, Adam Park. Au moins, les scénaristes n’ont pas fait de stéréotypes du genre, le Black Ranger va être une personne noire ou encore le Yellow Ranger est une personne asiatique.

Saban’s Power Rangers

Rita est aussi différente. Si certains trouvent agaçante la version originale de Rita, celle de Saban’s Power Rangers a une tout autre attitude. Elle se trouve à être plus terrifiante et non un personnage ridicule. Elle réinterprète à un moment sa phrase mythique « Make my monster grow » par « Grow my monster », mais ça n’a pas tout à fait le même sens ni la même signification.

 

Un scénario un peu différent de l’origine [peut contenir des SPOILERS]

Si dans la série originale Zordon choisissait ses Rangers, ce n’est pas le cas dans Saban’s Power Rangers. Les cinq protagonistes découvrent les Power Coins, ce qui leur donnera plein de pouvoir (force, agilité, endurance, etc.). Ici, on se retrouve plus dans la vague des Marvel et DC au cinéma où les personnages mutent et développent leurs pouvoirs. Il y a même une référence à Iron Man et Batman.

Le film ouvre à une époque lointaine (65 millions d’années auparavant). Zordon était le chef des Power Rangers et il tente de défendre les Power Coins que Rita, la Green Ranger, veut acquérir. Avare de pouvoirs, Rita se rebelle contre les Rangers et les extermine. Heureusement, Zordon ordonne une frappe de météores pour empêcher Rita, mais ce sera sa perte. Au moins, les Power Coins et le Zeo Crystal sont saufs (hum hum! Ça sent la suite… c’est en lien avec la 4e saison, Power Rangers ZEO). Lorsque Rita revient à notre époque, elle tente de récupérer le plus d’or que possible afin de recréer Goldar qui n’a rien à voir avec le personnage original.

Saban’s Power Rangers

Le scénario de Saban’s Power Rangers prend beaucoup de temps à s’installer et les combats sont donc très réduits. Comme je le disais plus tôt, le scénario s’attarde beaucoup à nous expliquer l’origine des cinq héros (délinquants, freaks, marginaux). Même s’ils n’ont pas beaucoup de temps devant eux (Rita arrive en force), le scénario étire la sauce et ça se reflète même sur l’entrainement avant d’acquérir leur pouvoir de transformation.

Ce qui est bien, le scénario reprend quelques codes de la série originale. C’est-à-dire que les Power Rangers finissent toujours par échouer avant de se relever et devenir plus forts!

 

Les transformations et les Zords [peut contenir des SPOILERS]

Parlant de la transformation, ça aurait été un beau clin d’œil de reprendre, dans un style moderne, la façon de se transformer.

Mais non, au lieu de ça, on a une transformation rapide et sans intérêt. Pareil pour le moment où ils utilisent leurs Zords. Ils ne les appellent pas, ils retournent littéralement dans la caverne pour entrer dans les Zords. C’est vraiment dommage. En plus, ce n’est pas très clair pour tous les Zords à quoi il ressemble (c’est surtout pour lui de Kimberly, de Trini et de Zack)

C’est aussi le cas lorsque les Zords s’assemblent pour former le Megazords. Ce qui est vraiment décevant dans le film, c’est que ce moment se fait ultra-rapidement avec des effets de lave et d’explosion. Alors, on n’a pas la chance de voir la transformation.

Le seul moment qui fait un réel clin d’œil, c’est la scène où les Zords se déplacent pour aller sur le champ de bataille. Et il y a un remix de la chanson originale « Go Go Power Rangers » qui dure environ 15 secondes. Boooooouuuuuuu!

 

Des visuels au goût du jour

À notre époque où Hollywood met le paquet dans les effets spéciaux, c’est aussi le cas de Saban’s Power Rangers où les effets visuels ressemblent plus aux Transformers de Michael Bay (il y a même une blague concernant les Transformers) qu’à ceux de la série originale. Bien que ça soit quand même très léché, je trouve qu’il manque une petite touche de rétro à l’ensemble du film.

Au moins, les costumes sont meilleurs que ce que j’avais vu dans les bandes-annonces. Les costumes ont des formes et des courbes qui ressemblent plus à une vraie armure que les costumes originaux en élasthanne. Il y a un point que je n’aime pas de l’utilisation des costumes, c’est le syndrome qu’Hollywood a de devoir montrer le visage des acteurs parce que ça coûte assez cher des acteurs, alors il faut les voir. Chaque moment où les cinq Rangers sont dans leurs Zords, ils n’ont plus de visière sur leur casque.

Mais ce n’est pas le cas pour les Zords et le Megazords, je ne les trouve pas tellement attrayants. Ceux-ci sont plutôt un mélange de dinosaures et de véhicules militaires (mitraillettes et canons). Encore là, ce n’est pas tous les Zords qui sont semblables à des dinosaures (voir plus haut). Et le Mégazords! Il n’a pas vraiment de lien avec les Zords avant l’assemblage. Au moins le Mégazords doit être contrôlé avec la synchronisation des cinq Power Rangers.

Pour moi, ça manque de sensation de maquettes et de réel. Il faut dire que tout est à peu près fait en CGI. Alors, il me manque ce feeling qu’il y avait dans le temps, surtout ce côté fait à la main.

Bref

Le film Saban’s Power Rangers n’est pas mauvais et ce n’est pas aussi décevant comme je le crois que ça aurait été. C’est une réinterprétation complètement différente de la télésérie originale. Ce film est une longue mise en place pour d’autres films. Ici, c’est vraiment plus le côté humain des personnages qui est important et non les combats qui sont assez courts et un peu décevants à mon goût. Pour moi, le plus gros problème de ce film, c’est le manque de fanservice et le fait que ce soit très sombre et profond. Il n’y a pas assez de clins d’œil à la série originale. Je m’attendais à tellement plus. Somme toute, le film est quand même plaisant à voir au cinéma.

Rester jusqu’à la moitié du générique puisqu’il y a une scène cachée!

La fin [SPOILERS]

Pour ma part, le dénouement se fait trop rapidement et c’est un peu ridicule la manière dont les Power Rangers se débarrassent de Rita Repulsa et de Goldar. C’est encore plus ridicule que le finishing de la série.

En plus, ils ne se débarrassent pas vraiment de Rita puisqu’elle revole dans l’espace où c’est sous-entendu qu’elle va atterrir sur la Lune où elle va en faire son château fort pour les prochains films? En plus, Zordon dit que d’autres vont venir pour le Zeo Crystal. C’est juste une suite logique. En plus, la scène qui est cachée dans le générique nous présente Tommy Oliver, le Green Ranger, mais il n’est pas montré à l’écran.

La plus grosse satisfaction, c’est de voir l’apparition éclair d’Amy Jo Johnson (Kimberly/Pink Ranger originale) et Jason David Frank (Tommy/Green&White Ranger original).

 

Saban’s Power Rangers

  • Réalisation : Dean Israelite
  • Scénario : John Gatins, Matt Sazama, Burk Sharpless, Michele Mulroney, Kieran Mulroney
  • Interprètes : Dacre Montgomery, Naomi Scott, RJ Cyler, Becky G, Ludi Lin, Bill Hader, Bryan Cranston, Elizabeth Banks
  • Super héros, Science-fiction, Action, Fantastique
  • États-Unis
  • 124 min
  • Anglais (aussi, en français)
  • http://www.powerrangers.movie/
  • 24 mars 2017
[Critique Film] Saban’s Power Rangers – Des Power Rangers d’un autre genre
La réalisation
Le scénario et l'histoire
Le jeu des acteurs
Les effets spéciaux
Le plaisir durant le visionnement
Les plus
  • Les costumes
  • D'autres films?
  • Le côté moderne des personnages
Les moins
  • Pas assez de fanservice
  • Les Zords
  • Le dénouement
3.5Note Finale

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