The Transporter : Refueled prendra l’affiche le 4 septembre 2015.

La franchise de The Transporter refait le plein et propose un nouveau film avec un nouvel acteur qui incarne le fameux Transporteur Frank Martin. Donc, The Transporter repart à neuf avec cette refonte, mais aussi c’est un antépisode aux trois premiers films (selon ce que j’ai lu sur Internet). Ah bon, je ne l’avais pas vu comme ça lors du visionnement. Il faut dire que ça fait longtemps que j’ai vu les films de cette franchise. Cependant, les spectateurs n’ont aucunement besoin d’avoir vu les films ou la télésérie (qui met aussi en vedette un autre acteur dans le rôle de Frank Martin).

En 1995, un nouveau cartel russe prend le contrôle de la prostitution. On se retrouve 15 ans plus tard, Frank Martin est connu dans le milieu criminel underground pour être le meilleur transporteur et le meilleur mercenaire. Pour accepter ses contrats, il suit trois règles : 1) Pas de noms; 2) Pas de question; 3) Pas de renégociations.

Un jour, une femme fatale nommée Anna engage Frank pour transporter deux colis. Au moment de récupérer la femme et ses colis, deux autres femmes habillées et peignées comme Anna montent dans la voiture. Frank hésite à accomplir cette mission, mais il sera forcé de le faire puisqu’une quatrième femme a kidnappé son père. Le Transporteur se rend vite compte qu’Anna et son groupe font une vendetta contre le groupe de trafiquant russe (lien avec le début de l’histoire). Après avoir accompli quelques missions, le père de Frank Martin est libéré, mais aussi tôt, il fera recapturer. Cette fois-ci, c’est par les méchantes Russes. Frank devra s’allier aux quatre femmes fatales pour sauver son père.

Je me demande pourquoi la franchise a eu besoin d’une refonte. Je peux comprendre que c’est pour justifier le changement d’acteur, mais était-ce réellement nécessaire d’expliquer les origines d’un personnage qui est au cinéma depuis 2002 (2005 : Transporter 2 et 2008 : Transporter 3)? Bon, si on outrepasse ce point, The Transporter : Refueled est un bon divertissement, mais ça ne réinvente pas la roue (de voiture). J’ai trouvé que ce film ne présente pas de scènes à couper le souffle ni de poursuites exceptionnelles. L’intrigue qui mène vers les scènes d’action est plus concentrée sur des combats entre le Frank Martin et les méchants. Pour les poursuites en voiture, la majorité du temps, c’est entre l’Audi du Transporteur et des policiers. Et, d’un coup, aucun policier ne sait conduire comme il faut. Chaque poursuite, il doit y avoir une dizaine ou une vingtaine de chars de police qui se retrouve accidenté. Je ne sais plus si c’est le cas pour les trois films précédents puisqu’ils sont loin dans ma mémoire, mais la marque de voiture Audi est beaucoup mise de l’avant dans ce film. Beaucoup de plans durant les poursuites font du placement de produit pour la compagnie Audi. Les cascades en voiture ne sont pas exagérées comme c’était le cas dans les films précédents. C’était plus réaliste et sans trop d’effets spéciaux ajoutés par ordinateur. Il y a peut-être la scène à l’aéroport qui est un peu plus extravagante.

Je considère que le scénario a manqué d’originalité. Oui, il y a beaucoup de variétés dans ce film (poursuites en voiture ou en skidoo, combats, fusillades, vols, piratages, etc.). Mais, ce manque est dû à la redondance du kidnapping de Frank Martin (père). La deuxième fois que ça lui arrive, à mon avis, ça montre un manque d’idée. Pour varier le tout, il se fait capturer par deux groupes différents (les femmes fatales, puis les Russes). Je veux bien croire que le film met l’accent sur la relation entre le père et le fils. Cependant, les scénaristes auraient pu varier un peu l’intrigue. Ça donne un film qui fait du surplace au niveau du scénario.

Il y a un léger détail qui m’a agacé durant le film. Mise en contexte : le film se déroule 15 ans après 1995, donc, on peut dire en 2010. Mais, les personnages utilisent des iPhone de dernières générations (iPhone 5S ou 6). C’est un petit anachronisme. *(Je ne suis pas certain à 100% de ce que j’avance)*

J’ai trouvé qu’Ed Skrein dans le rôle de Frank Martin n’a pas le même charisme et la même présence à l’écran que Jason Statham. À part d’être musclé et bon en combat, je ne vois pas en quoi il fait un meilleur travail dans le rôle du Transporteur. Pour ce qui est du reste de la distribution, à part Ray Stevenson, la plupart des acteurs et actrices me sont méconnus. Ce sont des acteurs plus connus en Europe ou ils n’ont pas eu beaucoup de rôles au cinéma ou à la télévision. Le jeu des acteurs est correct, mais ce n’est pas de la qualité d’un Oscar. Au début du film, j’ai eu besoin d’un moment d’adaptation pour comprendre l’accent anglais des acteurs (ce n’est pas un accent que je suis habitué d’entendre).

Bref, The Transporter : Refueled est divertissant, mais ce n’est pas aussi bon que les premiers films de la franchise. Un des points que j’ai aimé du film, c’est la réalisation (les plans de caméra) et les paysages où se déroule l’action. Si c’est un film de voiture que vous voulez voir, je ne crois pas que The Transporter : Refueled satisfera votre envie de ce genre de film. Par contre, il saura plaire aux amateurs de film d’action.

 

The Transporter : Refueled

  • Réalisation : Camille Delamarre
  • Scénario : Luc Besson, Bill Collage, Adam Cooper
  • Interprètes : Ed Skrein, Ray Stevenson, Loan Chabanol, Gabriella Wright, Tatjana Pajković, Wenxia Yu, Radivoje Bukvić, Lenn Kudrjawizki, Anatole Taubman, Noémie Lenoir
  • Compagnie : EuropaCorp, Fundamental Films, VVS Films
  • Action
  • France, Chine
  • 2015
  • 95 min
  • Anglais (et français : Le Transporteur : Rechargé)
  • 4 septembre 2015

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