Collaboration spéciale avec Charles-Étienne Guérin

Avant de débuter avec la partie principale de ma critique, j’aimerais vous informer que ceci est mon premier article écrit sur la Zone TechnoCulturelle. J’espère que vous allez apprécier mon style d’écriture, et j’espère également pouvoir vous renseigner sur les jeux dont je ferai la critique tout en vous divertissant.

Splinter_Cell_BlacklistMaintenant, débutons avec cette critique de l’opus le plus récent de la série Splinter Cell : Blacklist. Je dois vous informer d’avance, je n’ai jamais été un grand fan de la série des Splinter Cell. Pour moi, dans les jeux précédents de la série, la jouabilité laissait à désirer, et je n’ai jamais pu rentrer dans l’histoire. La série Metal Gear Solid répondait beaucoup plus à mes attentes dans le style de jeu Action/Infiltration (petite note, Metal Gear Solid est mon jeu préféré pour les curieux).

Cette franchise d’Ubisoft a connu un succès intéressant, mais il a fallu beaucoup de temps avant de me replonger vu le gout très amer que Splinter Cell Double Agent m’avait laissé. Il y a quelques années de cela, j’ai trouvé l’édition de collection du jeu Splinter Cell Conviction, l’épisode qui précède Blacklist. Je m’étais donc laissé tenté, surtout pour le prix très raisonnable de 30$ pour une édition de collection avec  un Artbook, une clé USB, du contenu téléchargeable et des autocollants. Bon, rien d’extraordinaire, mais pour le prix réduit, c’était raisonnable.

À ma grande surprise, j’avais beaucoup apprécié Conviction qui est d’ailleurs, une exclusivité Xbox 360 (si j’exclus la version PC). Une jouabilité intéressante, un aspect visuel amélioré et quand même plusieurs moments enlevants dans une ambiance qui nous garde bien encrés dans le jeu. Par contre, le meilleur aspect du jeu, c’était le mode coopératif avec un ami sur Xbox Live. Des missions exclusives pour le multijoueur avec 2 personnages autres que Sam Fisher. Le plus amusant, c’est lorsque votre ami possède également un micro pour vous parler et mieux communiquer dans un environnement où il faut s’infiltrer et éliminer des gardes discrètement, du pur plaisir.

Après mon expérience de jeu, j’étais satisfait. Quelques mois plus tard, lors de la conférence E3 de 2012, Ubisoft annonce Splinter Cell Blacklist pour sortir en 2013 sur PS3, Xbox 360, Wii U et PC. En voyant la bande-annonce et le gameplay, je salivais déjà juste en pensant à tous les bons souvenirs de l’épisode précédent.

Finalement, le jeu fait son apparition en aout 2013, mais sa sortie était passée complètement en dessous de mon radar (surement à cause des autres titres qui m’occupaient lors de cette période). J’ai attendu jusqu’au 26 décembre lors du Boxing Day pour me le procurer en spécial à l’excellent prix de 19,99$ pour le jeu neuf (encore fier de mon coup, le prix le plus encore jusqu’à aujourd’hui).

Je joue donc au jeu, je l’ai d’ailleurs terminé en très peu de temps. Était-il bon? Je suis sûr que vous vous attendez à ce que je dise non vu le début de cet article qui mettait en valeur l’épisode précédent. Pour vous répondre directement, oui, je l’ai bien aimé. Un bon jeu sans aucun doute, mais certains trucs m’ont rendu perplexe, mais je vais y revenir très rapidement tout au long de cette critique.

L’histoire du jeu est que Sam Fisher est…bon je vous l’avoue, je n’ai rien écouté de l’histoire. Splinter Cell n’a jamais été un jeu fort dans les histoires pour moi, je joue pour le jeu en tant que tel et rien d’autre. Si je veux une bonne histoire, j’irais vers les Metal Gear Solid, les bons J-RPG ou même Assassins Creed, mais pas Splinter Cell. Juste pour ne pas paraitre trop mal, je vais résumer un peu tout de même la base : Sam Fisher, un super agent secret travail avec une super équipe dans un avion ultra moderne et à la fine pointe de la technologie pour empêcher une conspiration et des attaques terroristes envers les États-Unis (hashtag, histoire clichée). Comme je vous le dis, je n’étais pas là pour l’histoire, j’étais là pour me sentir comme un super agent secret et à me faufiler dans le noir pour  étouffer une bande de terroristes hyper clichées.

Le premier soir que j’ai joué, je me suis dit : Bon C-E, une petite partie de Splinter Cell avant de dormir genre le tutoriel. Première chose que le jeu indique : Voulez-vous installer le Pack de textures HD qui est sur le deuxième CD. Ok…pourquoi pas…installer des textures quand le jeu possède déjà deux CD, pourquoi ne pas les avoir mises d’avance dans le jeu au lieu de gaspiller de l’espace sur le deuxième disque? Bon, je l’ai fait, et l’installation de ces textures a pris plus de 30 minutes…Sérieux? Moi qui voulais faire un tutoriel avant de dormir, maintenant je vais devoir me contenter de contempler le menu car j’ai perdu tout le temps que j’avais. Juste pour vous dire, la taille totale de ces textures HD était de 3,5Go, ce qui je dois dire, est assez gros!

Pour vous dire la vérité, le jeu ne me paraissait pas plus beau qu’un autre, ni si éclatant que l’on aurait pu le croire après l’installation du Pack HD. Même à certains moments du jeu, les textures disparaissaient, comme par exemple, un baril d’huile devenait vert et mauve fluo, et la mire de mon Sniper avait disparu par une grosse tache bizarre. Le jeu est beaucoup plus beau que Splinter Cell Conviction sans aucun doute, mais rien de spectaculaire comparé à plusieurs autres jeux déjà sur le marché. La version PC sera bien évidemment plus belle que toutes les versions consoles pour les joueurs PC qui seraient intéressés de jouer à ce titre vu les nombreux moteurs utilisés. Peut-être qu’il y aura prochainement un Port sur PS4 ou Xbox One, qui sait?

Revenons au jeu en général, la jouabilité est tout aussi bonne. Sam Fisher bouge bien, on se sent bien en contrôle du personnage, et de nombreux gadgets sont à sa disposition pour subvenir aux différentes situations qui se présenteront. Ce qui est vraiment à noter, ce sont les 3 manières possibles de jouer.

  • Le style Fantôme : Un agent discret qui élimine ses adversaires sans se faire repérer et qui évite de tuer les ennemis en les assommants, en les étourdissants ou simplement en les endormants.
  • Le style Panthère : Un agent agressif, mais qui évite d’assassiner les ennemis même lorsqu’il est repéré.
  • Le style Assaut : Comme dirait Deadpool : Bang! Bang! Bang! Tuer les ennemis, que l’on soit repéré par les ennemis ou non, ils ressortent de cette confrontation assassinés.

De mon côté, j’ai fait du mieux possible pour jouer dans le style Fantôme, ce qui est selon moi la méthode la plus appropriée pour un jeu de Splinter Cell. Également, cette technique est la plus payante au niveau des points et de l’argent que l’on reçoit pour améliorer nos armes et notre équipement. Mais sérieusement, toutes les manières sont bonnes, même moi, je n’ai pu résister d’abattre certains ennemis au loin dans ma mire de Sniper Rifle, mais mon arme préférée reste le pistolet incapacitant, une arme exclusive dans l’Édition Signature du jeu.

Parlant d’amélioration d’armes et d’équipement, vous ne serez pas déçu de tout ce que votre coéquipier du nom de Charlie vous proposera comme améliorations. Lunettes, habits, pistolets ou armes lourdes, tout y est. Vous pouvez même améliorer l’avion dont vous êtes passager pour avoir des bonus comme des chargeurs supplémentaires ou même de l’énergie supplémentaire pour votre personnage. Il y a même des améliorations pour vos personnages en multijoueur, mais j’y reviendrai sous peu. L’argent est très facile à obtenir, surtout si vous accomplissez les défis qui vous sont proposés par le système Shadownet, une énorme base de données qui vérifie et enregistre toutes vos statistiques lors de vos parties en solo ou en multijoueur.

La campagne solo est intéressante à l’exception de certaines missions que je ne veux pas ‘’Spoiler’’ si vous êtes un fan de l’histoire. Une bonne intensité, des manières multiples de compléter vos niveaux et un environnement toujours aussi intense. En général, peut-être moins axé sur les surprises que l’opus précédent, mais l’action est toujours bien en place. Pour ceux qui aiment ce qu’on appelle ‘’les collectibles’’, il y en a une panoplie. Trouver des ordinateurs de la ‘’Blacklist’’, trouver des clés USB ou neutraliser des ennemis spécifiques, il y en a suffisamment, surtout pour ceux qui aiment revenir dans les niveaux pour attraper les différents qui ont été manqués.

Le multijoueur est un élément fort avec le mode Espions vs Mercs. Les espions sont des agents qui se manipulent tout comme dans la campagne solo, et les mercenaires, des tireurs à la Première Personne. Concept intéressant, mais que je n’ai pas pu faire le test énormément (les serveurs du jeu semblaient avoir un problème). Trouver une partie dans les missions en coopérative a été beaucoup plus simple, et la connexion était bien meilleure. Par contre, quelle déception quand votre partenaire choisi au hasard ne possède pas de micro, c’est impossible d’avoir une bonne communication. Par contre, pour les chasseurs de trophées ou de succès, plusieurs de ceux-ci sont à faire en ligne ou certaines missions doivent se faire avec un partenaire, pas le choix de passer par ce système.

Pour sa longévité, la campagne solo est extrêmement courte, peut-être 8 heures de jeu quand on ne va pas trop rapidement. Il y a plusieurs missions secondaires à faire pour étirer le temps de jeu, mais elles ont été plus ou moins captivantes pour moi. Ces missions secondaires avaient comme objectif, par exemple, éliminer tous les ennemis dans l’environnement, survivre à des vagues d’ennemis ou encore accomplir des petits objectifs sans se faire repérer une seule fois. Bref, des missions qui nous mettent dans une ambiance de battre les records des autres joueurs et pour nous faire accumuler un peu d’argent supplémentaire pour l’investir dans notre équipement.  La vraie force de longévité serait dans son multijoueur et ses nombreux défis offerts régulièrement par le serveur de Shadownet.

Au final, je n’ai pas regretté d’avoir acheté ce jeu, surtout pour l’excellent prix de 19,99$ neuf. Je vous proposerais d’attendre de le revoir à ce prix pour vous le procurer. Ce n’est pas un incontournable, et il serait dommage de mettre le gros prix pour un titre qui va descendre rapidement de prix prochainement. Pour les adeptes, une édition de collection existe avec…un avion téléguidé! Par contre, le prix de cette édition est assez élevé (facilement au-dessus de 100$ à son plus bas pour le moment).

Note finale : Un gros 7.5/10 (presque 8/10, je ne vais jamais entre un entier et une demi)

Pas un classique que l’on va se souvenir longtemps, mais agréable à jouer dans son ensemble

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