Summer Lights a été présenté le 9 et le 10 octobre 2017 dans le cadre du Festival du Nouveau Cinéma.

Akihiro est un cinéaste japonais qui vit à Paris. Il revient au Japon afin de tourner un documentaire sur les survivants d’Hiroshima. C’est pour marquer le 70e anniversaire de l’événement qui a marqué le Japon. Durant une pause, Akihiro fait la rencontre d’une mystérieuse femme nommée Michiko.

J’ai vraiment de la difficulté à me faire un avis sur ce film. Beaucoup d’aspects de Summer Lights m’ont intrigué, intéressé et captivé, mais sans toutefois avoir eu un plaisir à visionner le film. C’est vraiment étrange!

Le film débute avec Akihiro qui s’entretient avec une vieille dame qui lui raconte la vie avant et après ce jour fatidique. La scène dure environ 22 minutes (sur les 82 minutes du film). Pendant ce temps, je me questionnais énormément sur ce que je regardais. Je comprenais le propos de ce qui était dit, mais je ne voyais pas dans quelle direction que le film s’en allait. Je me disais « mais, qu’est-ce que je suis en train de regarder? » Après coup, je me suis rendu compte que le personnage principal est un réalisateur qui fait un documentaire sur cet événement tragique du Japon. Le réalisateur de Summer Lights, Jean-Gabriel Périot, se transpose dans la peau de son personnage, le réalisateur japonais. C’est là que le film prend un tout autre sens. C’est un genre de mise en abîme du réalisateur dans sa fiction.

Ce long moment où Akihiro discute avec la survivante, c’est un moment charmant, rempli d’émotion qui raconte les horreurs de la guerre et de la vie. Le style est assez monotone visuellement, mais si riche en émotions. Par la suite, l’histoire divague quand Akihiro rencontre Michiko. Celle-ci lui fait découvrir le Japon et surtout Hiroshima qu’il n’a pas connu puisqu’il est parti vivre en France pendant 20 ans. Ça donne lieu à une succession de rencontres qui pousse le réalisateur à comprendre la vie à Hiroshima.

L’histoire est en toute simplicité, mais c’est avec une telle sensibilité que Jean-Gabriel Périot montre l’oubli et l’incarnation des souvenirs. Il y a une telle honnêteté dans les personnages et le scénario. En même temps, je ne peux pas dire que j’aie été diverti et amusé par le film Summer Lights, je dirais plus que j’ai été touché par cette énigmatique histoire.

 

Summer Lights

  • Titre original : Lumières d’été
  • Réalisation : Jean-Gabriel Périot
  • Scénario : Jean-Gabriel Périot, Yoko Harono
  • Interprètes : Hiroto Ogi, Akane Tatsukawa, Yuzu Horie, Keiji Izumi, Mamako Yoneyama
  • Drame
  • France, Japon
  • 82 min
  • Japonais, sous-titré en anglais
  • http://nouveaucinema.ca/fr/films/summer-lights
[FNC 2017] Summer Lights de Jean-Gabriel Périot – Critique du film
La réalisation
Le scénario et l'histoire
Le jeu des acteurs
Le plaisir durant le visionnement
Les plus
  • Une histoire puissante
  • Le réalisateur qui se transpose dans le personnage du réalisateur
Les moins
  • Je ne sais pas...
4.0Note Finale

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