Un Printemps d’ailleurs a été présenté le 13 et le 15 octobre 2017 dans le cadre du Festival du Nouveau Cinéma.

Li Fang est une immigrante chinoise qui vit à Montréal. Après avoir vécu une séparation violente et douloureuse avec son copain, la jeune femme décide de retourner dans sa ville natale en Chine afin de se changer les idées. Cela fait 10 ans qu’elle n’a pas vu sa famille, les choses ont bien changé…

Un Printemps d’ailleurs est un beau film sur les difficultés de la vie de couple qui mènent vers le divorce. Ces difficultés sont amplifiées pour un(e) immigrant. Ça doit être encore plus dur de vivre ces moments à des milliers de kilomètres. C’est ce que la réalisatrice Xiaodan He a décidé de montrer dans ce film.

Même si le sujet peut paraître lourd et déprimant, l’histoire est très loin d’être noire. C’est peut-être gris à plusieurs niveaux (émotions et luminosité). Le film a été entièrement tourné à la lumière naturelle, ce qui donne une teinte de gris durant tout le film. Il y a une beauté et une poésie dans ce gris et dans la ville embrumée. Les paysages de Dazu (Chine) sont vraiment beaux malgré ce côté terne.

Le scénario est captivant sans être émerveillant. C’est sans doute la manière dont les thèmes sont abordés qui rend cette histoire intéressante. Il y a une belle délicatesse autour de ce que vit le personnage principal. Le film joue aussi sur divers contrastes comme celui entre la culture américaine et asiatique ou encore entre les deux villes, soit Montréal et Dazu.

Les personnages sont intéressants et bien développés. Ce que je trouve dommage, c’est que Émile Proulx-Cloutier n’a pas un rôle très important dans le film puisque le drame tourne beaucoup plus autour de Li Fang (Wensi Yan). Les silences sont assez présents dans ce film et ils expriment très bien la douleur que Li Fang vit.

Bien qu’Un Printemps d’ailleurs traite d’un sujet sérieux, il n’y a pas ce sentiment de lourdeur ni de tristesse qui plane sur le scénario. Le scénario est bien mené avec une légère touche de douleur intérieure. Bref, c’était un film intéressant à découvrir!

 

Un Printemps d’ailleurs

[FNC 2017] Un Printemps d’ailleurs de Xiaodan He – Critique du film
La réalisation
Le scénario et l'histoire
Le jeu des acteurs
Le plaisir durant le visionnement
Les plus
  • La lumière naturelle
  • Les thèmes abordés
Les moins
  • Pas assez d'Émile Proulx-Cloutier
3.5Note Finale

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