Cette critique a été réalisée en collaboration spéciale avec Elene Dallaire.

Suite au succès du premier opus en 2010, il fallait prévoir un deuxième film mettant en vedette ces jeunes qui rêvent d’être des super héros. Le réalisateur du premier Kick-Ass Matthew Vaughn étant occupé sur d’autres projets (X-Men Le Commencement et L’affaire Rachel Singer), c’est donc à Jeff Wadlow que la production confie les commandes. Le réalisateur américain de Cry Wolf (2005) et Never Back Down (2008) ouvre son film avec une reprise de la scène la plus marquante de Kick-Ass 1 mais cette fois c’est Hit Girl (Chloë Grace Moretz) qui tire sur Kick-Ass (Aaron Taylor Johnson). On situe rapidement le contexte. Malheureusement le film se perd dans des longueurs adolescentes bien clichées. Le tuteur de Mindy, l’inspecteur Marcus Williams (Morris Chestnut) lui imposant de vivre une vie d’adolescente normale, le père de Dave (Garett M. Brown) craignant que son fils ne se drogue, nos deux héros doivent s’entraîner en secret dans le local de Big Daddy, arsenal que personne n’a démantelé après sa mort. On perd alors un temps précieux à jongler avec les confrontations typiques des films pour adolescents américains. Est-ce que Mindy, sans maquillage, épilation ou vêtements à la mode, est une véritable jeune fille? Une audition pour le poste de meneuse de claques devrait nous donner la réponse. Est-ce que Dave est toujours fidèle à son amoureuse? Une gifle qui claque et la sentence est prononcée.

Comme Big Daddy (Nicolas Cage) dans Kick-Ass 1, ici c’est le Colonel Stars and Stripes (Jim Carrey) qui joue la figure paternelle d’un groupe de vengeurs qui patrouillent les rues à la recherche d’ordre à rétablir. Cette kyrielle de rêveurs nous donne l’occasion d’assister à un défilé de déguisements assez rigolos, mais on se demande ce qu’un acteur de sa trempe trouve à participer à cette galère. En fait, on découvre rapidement qu’il n’y a très peu de direction d’acteur, que le réalisateur a bâclé la plupart des scènes en les tournant dans un cadrage qui ne rend pas justice aux cascades nécessaires dans ce genre de film et que les effets spéciaux de certaines scènes (séquence des voitures de police chez Night Bitch) sont tellement ratés que l’on aurait dû les refuser à la production.

Le scénario est bien plus faible malgré la participation des auteurs de la bande dessinée. Mark Millar et John Romita Jr étaient peut-être plus concentrés sur leur caméo dans la séquence de la grande bataille finale. Il nous faut une heure avant d’avoir une petite idée de quête dans ce long métrage. Avec le personnage de Chris D’Amico alias Red Mist (Christopher Mintz-Plasse) qui se transforme en Motherfucker, on a enfin quelque chose à se mettre sous la dent. Ce fils de mafieux qui veut venger la mort de son père apporte un sens au récit. Son armée de super vilains se résume pourtant à une autre parade de costumes tous vraiment drôles de par leur démesure. Il faut voir la tronche de Mother Russia (Olga Kurkulina) une culturiste Ukrainienne de plus d’un mètre quatre-vingt.

Tournée à Toronto et à Londres, cette co-production de Universal Pictures, Marv Films et de Plan B Entertainment mise beaucoup sur la violence cartoonesque tant elle est exagérée. Ils en oublient que les combats doivent être bien chorégraphiés et que, pour un film d’action, un découpage dessiné est essentiel. Nous reste bien plusieurs gags assez comiques, des répliques très décalées et le plaisir de revoir les personnages sympathiques mais, même si quelques personnes de l’équipe de Kick-Ass ont travaillé sur cette suite, l’écriture, le filmage, le montage manquent cruellement de punch.

2 Réponses

  1. Lydia

    moi je lai aimée le film, mais a la fin sa me désole parce que je sais qu’il va avoir un 3.
    aussi le sketch apres le déroulement des artistes et personnage…le prouve

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    • Steve Lévesque

      Je suis d’accord, ce 2e film manque de chien. Il est plus vulgaire que le premier et on y retrouve l’humour puéril des American Pie ou des Films de peur. On réussit quand même à se divertir un peu en se mettant le cerveau vraiment à off

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