Dawn of the Felines sera présenté le 4 juillet 2017 dans le cadre du New York Asian Film Festival.

Trois femmes parcourent les rues d’Ikebukuro (Tokyo). Chacune a leurs propres problèmes et inquiétudes. Mais ça ne les empêche pas de gagner leurs vies en ayant du sexe avec des clients.

 

Dawn of the Felines (Aroused by Gymnopedies et Wet Woman in the Wind qui eux aussi sont présenté à NYAFF cette année) fait parti du renouveau que le studio Nikkatsu a mis en place en 2016. 45 ans plus, le projet Roman Porno revient. Celui-ci donne carte blanche à des réalisateurs pourvu que le film comporte des scènes de sexe fréquemment. À l’automne dernier lors du Festival du Nouveau Cinéma, j’ai eu la chance de voir deux des cinq films de ce projet (Antiporno et Wet Woman in the Wind).

Dans le film Dawn of the Felines, le réalisateur et scénariste Kazuya Shiraishi (Twisted Justice) nous plonge dans l’univers de la prostitution au Japon. Au travers de trois femmes, le film entre profondément dans les problèmes du quotidien de ces trois femmes. L’histoire nous dresse un portrait de ces travailleuses du sexe sans les représenter comme des victimes de ce système.

La première femme est Yui qui est sans domicile fixe. Entre son boulot et l’agence d’escortes, elle vit dans des motels et des cafés internet. Un de ses clients réguliers tente de l’aider en lui offrant un toit. Yui voudrait le remercier par du sexe gratuit, mais ça ne semble l’intéresser.

La seconde femme est Rie qui est sans doute la plus mature des trois. Son travail l’appelle souvent à visiter un vieil homme qui ne veut pas avoir du sexe. Pourquoi demande-t-il toujours Rie? C’est sans doute l’histoire qui fait un portrait d’un sujet tabou (le sexe et les personnes âgées) et qui est le plus intéressant de Dawn of the Felines.

Et finalement, la troisième femme est Masako. Elle tente de concilier famille et travailleuse du sexe. Celle-ci n’est pas facile et ce n’est peut-être pas voulu.

Bien que de voir l’expérience de ces trois femmes bien différentes, l’histoire manque un peu de mordant. Les scènes de sexe ni les personnages ne sont pas si absorbants et captivants. Néanmoins, la situation de ces trois femmes rend l’histoire un peu plus intéressante, mais sans plus… Le scénario a quelques petits revirements de situations intéressants, mais ça laisse la place, aussi, à quelques mystères. Si le film Wet Woman in the Wind avait des scènes de sexe qui ajoutaient du piquant à l’histoire, celles de Dawn of the Felines manquent d’un petit quelque chose. C’est peut-être dû au fait du contexte de l’histoire puisqu’elles me semblent assez banales.

Après avoir vu deux films tirés des Roman Porno de Nikkatsu au FNC 2016 et même si le film n’est pas venu me chercher, je suis quand même content d’avoir vu ce film. C’est un genre qui n’est pas vraiment présent de nos jours. Ça fait différent à voir et c’est super intéressant le fait que les réalisateurs aient carte blanche (avec quelques contraintes) pour faire leur film.

 

 

Dawn of the Felines

  • Titre original : 牝猫たち (Mesuneko Tachi)
  • Réalisation : Kazuya Shiraishi
  • Scénario : Kazuya Shiraishi
  • Interprètes : Juri Ihata, Satsuki Maue, Michie
  • Drame, Roman porno
  • Japon
  • 84 min
  • Japonais, sous-titré en anglais
  • https://www.filmlinc.org/films/dawn-of-the-felines/
[NYAFF 2017] Dawn of the Felines de Kazuya Shiraishi – Critique du film
La réalisation
Le scénario et l'histoire
Le jeu des acteurs
Le plaisir durant le visionnement
Les plus
  • Les sujets abordés
  • Les trois personanges
Les moins
  • Le manque de mordant à l'histoire
  • Des scènes de sexe ordinaires
3.0Note Finale

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