La Rétrospective RKSS et le film Turbo Kid ont été présentés à la quatrième soirée du Festival SPASM 2015.

Pourquoi SPASM a-t-il fait une Rétrospective RKSS ?

La raison est bien simple. Les membres RKSS (Roadkill Superstar) ont eu une superbe année avec leur premier long métrage Turbo Kid. Les RKSS font partie de la famille SPASM depuis la deuxième édition du festival. En plus d’avoir présenté la plupart de leurs courts métrages à SPASM, les membres de RKSS ont participé à la création de plusieurs objets publicitaires pour SPASM, comme des bandes-annonces, des publicités, des affiches et des DVD. Alors, c’était tout simplement naturel de faire la Rétrospective RKSS pour célébrer leur travail. Par la même occasion, SPASM a présenté leur film Turbo Kid après avoir projeté tous leurs courts métrages.

Roadkill Superstar, c’est Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell. Si vous voulez lire une présentation plus complète sur les membres de RKSS, je vous invite à consulter mes deux textes précédemment publiés durant le Festival Fantasia.

Il est dur de faire une critique de tous les courts métrages de RKSS puisque leurs premiers films ne sont pas tous bons et bien faits. Cependant, c’était bien amusant de découvrir toute l’œuvre de RKSS et de voir l’évolution de ces cinéastes. En plus d’avoir présenté tous leurs courts métrages, il y a eu des archives de leur présence à SPASM notamment lors qu’ils ont gagné des prix et des making-of (et behind the scene).

J’avais déjà vu quelques-uns de leurs courts métrages présentés durant les trois dernières années à Fantasia et à SPASM, comme les Ninja Eliminator, T is for Turbo et les publicités de SPASM avec Vidéo Beaubien (club vidéo). Ça a été très intéressant de découvrir le Bagman (ce tueur aux allures de Jason ou de Freddy), j’en avais beaucoup entendu parler et je l’avais vu dans une des publicités du Vidéo Beaubien, mais je ne connaissais pas d’où il sortait.

La soirée a été séparée en trois parties :

  • Rétrospective de 2000 à 2006
  • Rétrospective de 2007 à 2014
  • Turbo Kid en français

La Rétrospective RKSS a été festive et survoltée au Théâtre Plaza. Le public a donné une grosse dose d’amour aux trois créateurs.

Comment pourrais-je résumer l’œuvre de RKSS ? Du GORE, du GORE et encore du GORE ! Ce n’est pas pour rien que Turbo Kid soit si sanglant, c’est depuis leur tout début que le faux sang est utilisé en abondance. Sinon, l’œuvre des Roadkill Superstar touche à l’horreur et à la nostalgie des films des années 80. Les RKSS prouvent qu’il est possible de créer des films d’horreur gore avec très peu de budgets et avec beaucoup d’imagination. L’utilisation du jus de tomate a été un outil fort utile pour eux.

 

2000

  • Evil Squirrel – Anouk Whissell et François Simard – 3 min
  • BAGMAN vs GRAND-MÈRE – Anouk Whissell et François Simard – 4 min

2001

  • Bagman 2001 – Anouk Whissell et François Simard – 3 min

2003

  • 2 morts – Anouk Whissell, François Simard et Jonathan Simard – 16 min
  • La roue faucheuse – François Simard – Cégep Vieux-Montréal – 3 min
  • Itsy Bitsy Grampy – Anouk Whissell – Cégep Vieux-Montréal – 3 min
  • Chez Tony Spaghetti – François Simard et Jonathan Simard – 16 min

2004

  • Bagman – Profession : meurtrier – Anouk Whissell, François Simard et Jonathan Simard – RKSS – 19 min

« Il y a l’avant et l’après Bagman » – Jarrett Mann (fondateur de SPASM)

C’est à ce moment que la qualité de production a augmenté.

  • Mauvaise dose – Anouk Whissell, François Simard et Jonathan Simard – RKSS – 6 min

2005

  • She didn’t look like she had a disease – Anouk Whissell et François Simard – 2 min

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2007

  • Go! Go! Sex Commando – Anouk Whissell et François Simard – RKSS – 3 min
  • Je danse le nia – François Simard – RKSS – 3 min
    • À partir de ce moment, la direction photo a augmenté en qualité avec l’arrivée de Jean-Philippe Bernier (membre de Le Matos) comme DOP.
  • Total Fury – Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell – RKSS – 9 min
    • Il y a des rumeurs comme quoi le Marché Frontière de Fantasia essayerait de pousser le projet pour que ce soit un long métrage (2015).

2008

  • Jésus Superflic – Yoann-Karl Whissell – RKSS – 4 min
  • Ninja Eliminator – François Simard – RKSS – 3 min
  • Red Head, Read Dead – Anouk Whissell – RKSS – 4 min
  • Bagman – Trailer – Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell – RKSS – 2 min

2009

  • Rhum de panda – Anouk Whissell – RKSS – 1 min
  • Ninja Eliminator II – Quest for the magic ninja crystal – François Simard – RKSS – 3 min

2010

  • Kalashnipot – RKSS et Eddie69 – 4 min
  • Rodéo – Olaf Svenson – 6 min
  • Demonitron : La sixième dimension – Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell – RKSS, DBMfilms et Les Enfants Terribles – 2 min

2011

  • T is for Turbo – Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell – RKSS et Les Enfants Terribles – 5 min

2012

  • Jambon-beurre – Un film de cheval – Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell – RKSS – 3 min

2013

  • Ninja Eliminator III – RKSS – 4 min

Et la Rétrospective RKSS s’est conclue par une ovation. Les trois cinéastes sont montés sur scènes pour remercier le public et parler de leur travail de créateur de films qui dure depuis 14 ans.

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Turbo Kid, en français

Turbo KidC’était la troisième fois que je voyais Turbo Kid (les deux premières fois dans le cadre du Festival Fantasia). Par contre, c’était la première fois que je le regardais en français.

Mon opinion sur le film reste pas mal le même (ma critique du film).

Le doublage en français donne l’impression d’un film des années 80. Ça fonctionne parce que Turbo Kid rend hommage au cinéma de cette époque. Par contre, le travail de post-synchro est un peu horrible puisque les dialogues ne fonctionnent pas avec les lèvres (oui, il y a encore plusieurs films et téléséries qui ont le même « problème »). C’était assez frappant à voir. Néanmoins, la post-synchro de Laurence Leboeuf (faite par elle-même) donne l’impression que son personnage Apple est encore plus fou.

Il y a une chose qui m’a frappé en revoyant Turbo Kid, c’est le nombre de références sur les précédents courts métrages des Roadkill Superstar. Par exemple, la façon d’un personnage meurt, c’est la même que dans le Bagman – Profession : meurtrier. Il y a plusieurs éléments du genre qui sont repris. C’était bien plaisant à voir puisque je ne les avais pas remarqués lors deux premiers visionnements du film.

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Alors, longue vie aux Roadkill Superstar !

 

À venir à SPASM :

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