Demolition est à l’affiche depuis le 8 avril 2016.

Lors d’une balade en voiture, Davis et sa femme Julia subissent un accident. Malheureusement, Julia ne survit pas… Tout l’entourage de Davis est attristé par la nouvelle, sauf Davis qui ne ressent aucune émotion face à la mort de sa femme. Lorsque Davis était à l’hôpital, la machine-distributrice ne lui a pas donné l’emballage de M&M qu’il désirait. Il a donc commencé par envoyer une lettre à la compagnie pour se plaindre de la machine défectueuse. Mais, cette lettre s’est rapidement transformée en une série de lettres relatant les événements qui ont mené vers l’accident de voiture. Ses lettres ont capté l’attention de Karen qui s’occupe du service client. Elle décide de lui téléphoner à 2h du matin. Les deux ont connecté. Avec l’aide de Karen et son fils Chris, Davis s’ouvre et découvre les choses du quotidien. Tout ça mène vers la démolition de son ancienne vie.

Le film Demolition s’ouvre avec une scène tragique, mais ça ne prendra pas beaucoup de temps avant qu’une délicate touche d’humour s’installe dans le scénario. L’histoire tourne principalement sur le deuil de Davis, mais le personnage ne vit pas le deuil comme tout le monde. Il a une certaine indifférence face à la mort de sa femme. C’est justement cette indifférence du personnage principal qui rend le film intéressant.

J’ai de la difficulté à me faire une idée sur le film, j’ai aimé Demolition, mais ça ne m’a pas fait triper. Demolition n’est pas un divertissement, c’est plutôt un film d’auteur et un film sur les relations humaines face au deuil. Je ne sais pas trop comment classer ce film, ce n’est pas un divertissement comme les blockbusters et ce n’est pas non plus un « feel-good movie ».

Dès le début, le scénario établit de bonnes bases au film. On comprend assez bien le personnage de Davis. J’ai apprécié la manière dont Davis raconte son histoire. Le début du film est assez bien rythmé, mais ça ne reste pas constant puisque le rythme du scénario commence à s’étirer après quelque temps. Une chance qu’il y a de l’humour et des moments un peu absurdes pour me faire aimer l’histoire.

Demolition propose une étrange façon de vivre le deuil de quelqu’un. Ça apporte plusieurs scènes assez cocasses. Au début, l’événement de la machine-distributrice mène Davis à se confier à l’aide de ses lettres au service à la clientèle (comme si c’était un genre de thérapie). J’ai bien aimé les différentes phases que le personnage principal traverse (aucune empathie → curiosité pour les choses de tous les jours → ouvrir les objets pour les comprendre → démolition → ?). L’une des dernières scènes est assez surprenante. C’est le genre de chose qu’on ne voit pas venir. Et quand on pense avoir vu le punch final, il y a une couche de surprise qui s’ajoute. Ça m’a encore plus étonné !

Jake Gyllenhaal (Davis) réussit à mettre de l’avant toutes les différentes facettes de son personnage. J’ai trouvé son interprétation assez bien réussie. Il a une belle complicité avec Naomi Watts (Karen) et Judah Lewis (Chris). Leurs personnages viennent très bien soutenir celui de Davis. On dirait que Karen est l’âme sœur de Davis puisqu’elle semble le comprendre et elle a de la compassion et de l’empathie pour lui. Le personnage de Chris est tout aussi tordu que Davis, mais d’une tout autre manière. Il y a une belle complicité entre les deux personnages où le jeune Chris se confie et il se questionne son orientation sexuelle.

La musique a une grande importance dans le film. La bande-annonce tournait autour de «Crazy on You» de Heart, mais j’ai trouvé que le film ne l’utilisait pas à pleine valeur. Ce n’est qu’un court extrait. Par contre, il y a beaucoup d’autres chansons, mais elles n’ont pas la même intensité et le même poids émotionnels.

Bref, j’ai apprécié le film Demolition. Il y a plusieurs choses qui m’ont plu, mais il y en a d’autres où je suis resté indifférent comme Davis peut l’être. Ce film apporte un vent de fraîcheur aux films sur le deuil, mais je ne crois pas que Demolition va plaire à tous.

Demolition

  • Réalisation : Jean-Marc Vallée
  • Scénario : Bryan Sipe
  • Interprètes : Jake Gyllenhaal, Naomi Watts, Chris Cooper, Judah Lewis
  • Comédie, Drame
  • États-Unis
  • 100 min
  • Anglais (aussi en français)
  • demolition-themovie.com
  • 8 avril 2016

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