Personne ne viendra contredire que la version de Robocop de 1987 soit un classique des films policier. Avec les nouvelles technologies d’images et d’effets spéciaux, il est toujours intéressant de se demander à quoi ressemblerait un « vieux » film refait au goût du jour, mais certaines personnes croient qu’il ne faudrait pas toucher à nos classiques, qu’il faudrait les laisser tels qu’ils sont. Quand n’est-il de Robocop? Est-ce que Joshua Zetumer et José Padilha réussiront à ne pas « trahir » les plus fervents admirateurs du premier opus? banniereCommanditaire-CinemaAmos

MV5BMjAyOTUzMTcxN15BMl5BanBnXkFtZTgwMjkyOTc1MDE@._V1_SX640_SY720_2028 — Alex Murphy (Joel Kinnaman) est un mari, un père et un policier exemplaire. Lors d’une opération de routine, lui et son partenaire (Michael K. Williams) font affaire avec un trafiquant d’armes et apprennent que celui-ci travaille pour Vallon, un des trafiquants les plus recherchés de Détroit. Seulement, alors qu’ils s’apprêtent à conclure une transaction avec Vallon pour éventuellement le coincer, il est averti qu’ils sont de la police et demande qu’on les exécute. Murphy s’en sort indemne, mais son coéquipier est touché à l’épaule. Murphy se promet donc de trouver Vallon et de le faire payer pour ses crimes. Mais malheureusement, Vallon en a décidé autrement : il fera exploser sa voiture et Murphy se retrouvera brûler sur 80 % de son corps avec presque aucune chance de survie autre que de se faire « robotiser » par la Multinational OmniCorP, RoboCop est né!

La barre était très haute pour ce « remake » du classique de 1987, mais Joshua Zetumer aux scénarios et José Padilha à la réalisation ont réussi avec brio. Quelques petites modifications scénaristiques, mais dans l’ensemble ils n’ont pas touché à l’histoire originale, à mon grand plaisir. Et surtout, réentendre le thème à la sauce 2014 c’était tout simplement un orgasme auditif.

Visuellement, Détroit n’est pas complètement changée, elle est très réaliste à ce qu’on lui connaît aujourd’hui, a l’exception bien sur de la technologie avancée qu’on retrouve en 2028 qui d’ailleurs, mise à part la biotechnologie très avancée, n’est pas si loin de ce que l’on pourrait avoir d’ici une quinzaine d’années comme téléphones intelligents, télés portatives, écrans flexibles. Les effets visuels sont très réussis. RoboCop, pour les besoins du film est un dérivé d’un androïde de l’armée américaine, qui colle plus avec la réalité d’aujourd’hui vis-à-vis l’arrivée des technologies « grand public » et ça se sent tout au long du film, c’est une vraie machine de guerre.

J’avais quelques craintes vis-à-vis ce film et je pense qu’elles étaient tout à fait normales, c’est quand même RoboCop dont un a produit un « remake ». Mais j’ai été plus qu’agréablement surpris du résultat et de la similitude entre les deux films (pas comme certaines tortues extra-terrestres) et j’ai passé un deux heures rempli d’actions, d’émotions et de rires. RoboCop est sans contredit un film à voir au cinéma pour profiter d’un son ambiophonique optimal et d’un écran de 60 pieds.

 

Fiche technique

  • Titre original et français : RoboCop
  • Réalisation : José Padilha
  • Scénario : Joshua Zetumer, d’après les personnages créés par Edward Neumeier et Michael Miner
  • Direction artistique : David Scott
  • Décors : Martin Whist
  • Costumes : April Ferry
  • Photographie : Lula Carvalho
  • Montage : Daniel Rezende
  • Musique : Pedro Bromfman
  • Production : Marc Abraham, Gary Barber, Roger Birnbaum et Eric Newman
  • Sociétés de production : Strike Entertainment, avec la participation de Metro-Goldwyn-Mayer, Columbia Pictures et Revival 6291
  • Sociétés de distribution : Columbia Pictures / Sony Pictures Releasing, Studiocanal1
  • Budget : 100 000 000 de dollars
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Genre : science-fiction, policier
  • Durée : 117 minutes
  • Dates de sortie : France, 5 février 2014 – États-Unis : 12 février 2014

Distribution

  • Joel Kinnaman (V. F. : Jean-Pierre Michaël) : Alex Murphy / RoboCop
  • Michael Keaton (V. F. : Bernard Lanneau) : Raymond Sellars
  • Gary Oldman (V. F. : Gabriel Le Doze) : Dr Dennett Norton
  • Samuel L. Jackson (V. F. : Thierry Desroses) : Pat Novak
  • Abbie Cornish (V. F. : Ingrid Donnadieu) : Clara Murphy, la femme d’Alex
  • Jay Baruchel (V. F. : Donald Reignoux) : Tom Pope
  • Jackie Earle Haley (V. F. : Julien Kramer) : Rick Mattox
  • Michael K. Williams (V. F. : Frantz Confiac) : Jack Lewis
  • Marianne Jean-Baptiste (V. F. : Pascale Vital) : Karen Dean
  • Aimee Garcia : Jae Kim
  • Patrick Garrow : Antoine Vallon
  • K.C. Collins : Andre Daniels
  • Daniel Kash : John Lake
  • Douglas Urbanski : Le maire Durant
  • Maura Grierson (V. F. : Olivia Nicosia) : Kelly
  • Jennifer Ehle : Liz Kline

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