Geek Girls sera présenté le 30 juillet 2017 dans le cadre du festival Fantasia.

Le documentaire Geek Girls explore les côtés cachés de la culture geek et nerd. Gina Hara, la réalisatrice, s’attarde à la place de la femme dans cette culture qui semble très masculine et très refermée sur elle-même où la femme se fait harceler et intimider. C’est aussi une réflexion sur l’identité… l’identité geek!

 

Ce documentaire est vraiment intéressant à voir quand on sait ce qu’il s’est passé il y a quelques années avec le GamerGate et quand on voit des fakes geek girls. Le documentaire aborde ce désolant débat qu’il y a eu sur la place de la femme dans la culture geek. Mais, ce n’est pas la raison principale de ce film. C’est surtout une quête sur l’identité qui est au cœur de ce documentaire et de la place de la femme qui doit parfois se cacher derrière des pseudonymes pour éviter de se faire harceler et intimider.

Ce qui est bien de ce documentaire, c’est qu’il y a une grande variété d’intervenantes. Que ce soit la joueuse professionnelle Stephanie Harvey, une collectionneuse, une costumadière, une animatrice de baladodiffusion, une YouTubeuse, une conceptrice de jeu vidéo ou encore une ingénieure aérospatiale de la NASA, chacune d’entre elles vient apporter une définition de ce qu’est être geek, nerd, fan ou « outcast » et soulève les problèmes qu’elles vivent au quotidien (la communauté versus l’exclusion & la marginalisation). Il est même question de l’intégrité de ce documentaire puisqu’il est expliqué que plusieurs personnes n’ont pas voulu participer ou ont refusé à la dernière minute par peur de représailles. Ce qui est vraiment dommage. Bien que le documentaire soit plutôt axé sur l’Amérique du Nord, il est aussi question du Japon, pays des Otakus, et même des origines de la réalisatrice qui dit que dans sa langue natale, le hongrois, il n’y a pas de mot pour décrire la culture geek.

Bien que j’aie aimé voir ce documentaire, il y a quelques petits points qui m’ont dérangé. Ce n’est absolument pas le sujet ni les intervenants, c’est peut-être plus dans la présentation. Il y a la narration de Gina Hara qui est correcte, mais parfois, ça se fait entendre qu’elle lit un texte. Et il y a les différents invités qui ne sont pas toujours bien présentés. Des fois, on ne fait que voir un laissez-passer de convention pour savoir qui elle est.

Ce que je me demande à propos de ce film est : à qui s’adresse ce film? Parce que les personnes conscientisées de ce problème de société et de culture sont déjà au courant de ça. Ou encore, les personnes qui font de l’intimidation envers les femmes de la culture geek ne regarderont sans doute pas ce documentaire. Ça peut aider les femmes et les jeunes filles qui vivent ce genre de situation à en parler. La façon dont le documentaire Geek Girls se conclut, il y a des pistes de solutions qui sont évoquées et c’est surtout une question d’acception et de fierté de soi et des autres.

Bref, Geek Girls est un documentaire très pertinent qui n’est pas lourd. Il porte même des messages très positifs et apporte une réflexion sociétaire et culturelle. C’est vraiment un documentaire que tout le monde devrait voir pour être mieux dans sa peau et être de meilleurs geeks et nerds!

 

Geek Girls

  • Réalisation : Gina Hara
  • Scénario : Gina Hara
  • Intervenantes : Elisabeth Fallen, Mariko McDonald, Stephanie Harvey, Jamie Broadnax, Rebecca Cohen-Pallacios, Mia Moore, Anita Sengupta, Rachel Simon Weil, Kim Hoang, “Alice”, “Meee”
  • Documentaire
  • Québec
  • 90 min
  • Anglais, sous-titré en anglais
  • http://www.fantasiafestival.com/festival/fr/2017/films-et-horaire/films/140
[Fantasia 2017] Geek Girls de Gina Hara – Critique du documentaire
La réalisation
Le plaisir durant le visionnement
Les plus
  • Explique un vrai problème de société
  • Tente d'apporter des pistes de solutions
  • Ouvre la porte à une réflexion
Les moins
  • La présentation des intervenants
  • La narration
4.0Note Finale

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