The Assassin a été/sera présenté le :

  • Dimanche 10 octobre à 17 h 30 à l’auditorium Alumni H-110 (Université Concordia)
  • Vendredi 16 octobre à 21 h 30 Cineplex Odeon Quartier Latin, Salle 17

Au IXe siècle, c’est la dynastie Tang qui règne sur la Chine. Nie Yinniang est de retour auprès de sa famille après plusieurs années d’absence. Elle a été initiée à un art secret, celui de l’assassin. La justice est la principale qualité de Nie Yinniang et elle a pour but d’assassiner les tyrans.

Lors de son retour, sa mère lui remet un morceau de jade. Cet objet a une grande signification. Il a pour but de maintenir la paix entre la cour impériale et la province de Weibo. Le morceau de jade a aussi une autre signification pour Nie Yinniang, dont celle de son union (mariage) qui a échoué avec son cousin Tian Ji’an qui est maintenant le gouverneur de la province de Weibo.

L’Empire chinois est fragilisé par les multiples rébellions. Tian Ji’an en fait partie. Alors, la nouvelle mission de Nie Yinniang est d’éliminer son cousin. En sera-t-elle capable ? Est-ce qu’elle pourra sacrifier l’homme qu’elle aime? Ou trahira-t-elle l’ordre des Assassins ?

The Assassin est un magnifique film. Il y a une telle richesse dans les scènes. La beauté des paysages est enrichie par le format de l’image qui est en 1.375 : 1 (format académique) et par le grain qui se retrouve dans l’image. Le film commence avec un prologue en noir et blanc. C’est totalement merveilleux, c’est riche et contrasté. Par contre, je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi c’était en noir et blanc. Après 15-20 minutes (je ne suis pas sûr), le film change en couleur et la palette de coloration est chaude. C’est tout aussi magnifique que les scènes en noir et blanc. The Assassin a un côté poétique dans ses images et ses paysages. C’est un film très contemplatif qui se déroule très, mais très lentement. Les scènes sont très statiques et il y a de doux mouvements de la caméra. Tout est pensé pour laisser la place à la beauté du film. Le fait qu’il y ait peu de dialogue, ça laisse la place à l’admiration des scènes. Par contre, ce manque de dialogues m’a donné un peu plus de misère à suivre l’histoire.

Pour contrer le rythme lent et le côté contemplatif, ces scènes sont entremêlées de petites scènes d’action. C’est pour briser cette lenteur que les combats sont présents et peut-être pour recapturer l’attention et l’intérêt du spectateur (c’était mon cas). Il y a une dualité chez Nie Yinniang (accomplir sa mission ou trahir ceux qui l’emploient) qui est à la fois montrée dans le contraste entre la beauté-lenteur et l’action. Le côté contemplatif de la beauté du film pourrait représenter l’amour de Nie Yinniang. Les combats ont de magnifiques chorégraphies. Par contre, j’aurais voulu en voir un peu plus longtemps. Même dans cette violence, il y a de la beauté. Tout a été réfléchi (les costumes, les décors intérieurs et extérieurs et les combats) pour rendre justice à cette beauté exprimée dans The Assassin.

À travers de cette beauté se cache un minimalisme philosophique et le scénario constitue une énigme en soi. Malheureusement, les mystères du scénario et le peu de dialogues du film The Assassin n’ont pas su captiver mon attention. Pourquoi devrait-on voir ce film ? Je recommanderais le visionnement de ce film pour admirer la beauté que le réalisateur Hou Hsiao-Hsien exprime à travers de l’histoire.

 

The Assassin

  • Titre original : 刺客聂隐娘 (Nie Yinniang)
  • Réalisation : Hou Hsiao-Hsien
  • Scénario : Chu Tien-Wen, Hsieh Hai-Meng, Zong Acheng
  • Interprètes : Shu Qi, Chang Chen, Zhou Yun, Satoshi Tsumabuki
  • Fiction, Art, Histoire
  • Taïwan, Chine, Hong Kong, France
  • 2015
  • 107 min
  • Mandarin (sous-titre anglais)
  • Présentation spéciale
  • nouveaucinema.ca/fr/films/the-assassin
    • Dimanche 10 octobre à 17 h 30 à l’auditorium Alumni H-110 (Université Concordia)
    • Vendredi 16 octobre à 21 h 30 Cineplex Odeon Quartier Latin, Salle 17

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